La nature du Gong

Le gong appartient à la famille musicale des idiophones, ou « sonnants par eux-mêmes ». Les idiophones donnent naissance à un son quand ils sont grattés, frottés ou frappés sans intervention d’autres matériaux; la substance sonore (le gong dans notre cas) est l’origine même de la vibration: elle reçoit une énergie acoustique et la transmet par le fait même de cette action.

Les autres familles d’instruments, comme les aérophones (cors et bois), les membranophones (batteries, tambours) et les cordophones (instruments à cordes) sont des «producteurs de sons couplés» et ont besoin, pour résonner, d’une structure (telle qu’une caisse de résonance pour la guitare ou une colonne d’air pour la flûte), de sorte que les vibrations puissent produire de la musique. Le gong, les blocs de bois des temples bouddhistes et les cloches sont des idiophones anciens.
Parmi les idiophones modernes on trouvera le xylophone, les cymbales et les castagnettes. Les gongs d’ordinaire ont une forme circulaire (mais on en trouve qui sont polygonaux à Bornéo et triangulaires en Inde) ; ils sont faits de métal et ont un bord recourbé.

Ils sont traditionnellement en bronze, mais d’autres métaux ou alliages peuvent se rencontrer, comme le métal spécial pour cloches en Inde, le fer battu en Afrique, l’or en Chine et l’argent au Tibet (l’addition d’argent donne un son qui parcourt une plus longue distance). Typiquement, les gongs sont composés de 70 à 80 % de cuivre, de 20 à 30 % d’étain avec adjonction de plomb, de nickel, de fer ou de zinc. Les instruments de moindre qualité ont en général une proportion plus importante d’étain ou de plomb.

La surface du gong est soit plate, soit pourvue d’une proéminence centrale appelée bosse. La hauteur sonore des gongs plats n’est pas définie; on les connaît en Asie sous le nom de gongs mâles. Il semble que le plus ancien gong connu ait eu une forme plate. Les gongs à bosse (c’est-à-dire avec centre surélevé) ont une hauteur de son déterminée et sont nommés gongs féminins. Les gongs à bosse et ceux qui ont un rebord profondément replié sont toujours joués à partir du centre, c’est de là qu’émanent les sons. Les gongs plats en revanche sont frappés loin du centre. La tonalité des gongs à bosse ne diffère pas de celle des gongs plats, seule sa hauteur est déterminée. En Chine on trouve aussi bien des gongs à bosse que plats. Ceux d’Afrique et des îles de l’Asie du Sud-Est sont à bosse, et ceux de l’Inde sont plats.

Ceux produits pour la musique occidentale sont autant des gongs à bosse que des gongs plats.

On différencie également les gongs selon qu’ils sont suspendus verticalement ou placés à l’horizontale. Les gongs individuels sont d’ordinaire suspendus à la verticale; les gongs horizontaux sont souvent regroupés sur deux cordes, croisées ou parallèles, à l’intérieur d’un cadre de bois et leur usage est très répandu en Asie du Sud-Est.

La taille des gongs est très variée, depuis ceux qui font moins de 15 cm de diamètre et sont tenus à la main, jusqu’à ceux qui ont presque 2,70 m de haut. La taille moyenne de la plupart des gongs utilisés en musique occidentale va de 60 à 90 cm de diamètre. On en joue en général avec une tige ou une mailloche.

La dimension des gongs est souvent donnée en « pouce » (unité de mesure anglo-saxonne) pour convertir une dimension de pouce à centimètre, il suffit de multiplier la valeur en pouce par 2,54 ; exemple : 32 pouces x 2,54 = 81cm.

Fabrication du Gong … Hier et aujourd’hui

L’art de faire des gongs était entouré de grand secret et de mysticisme. Faire des gongs exigeait une grande habileté et seules certaines familles se spécialisaient dans leur fabrication, un peu comme la fabrication d’épées de samouraïs au Japon. Souvent, les premiers fabricants de gongs jeunaient, priaient et pratiquaient d’autres austérités avant de se mettre au travail, pour emmagasiner de plus grands pouvoirs.

Les forgerons de gongs à Java prenaient un nom secret et affectaient de se protéger d’entités malveillantes; le jour où le gong était fabriqué, le forgeron méditait et chantait des mantra car l’art de faire des gongs était considéré comme une pratique sacrée.

La tradition rapporte que les quatre principaux centres de fabrication des gongs étaient la Chine, la Birmanie, l’Annam et l’île de Java, avant qu’en Occident les Italiens ne s’y consacrent au 19ème siècle, puis les Allemands et les Suisses.

Le procédé traditionnel de fabrication consistait à chauffer au rouge, couler, marteler, aplanir, accorder et polir. On commence par fondre le cuivre, métal de base, puis on lui ajoute les autres métaux et on les mélange. Le métal en fusion est alors versé dans des moules de cire ou d’argile, et on lui donne forme par un martelage constant à mesure qu’il se refroidit. Pour un grand gong, le processus de chauffage et le martelage peut être répété une bonne centaine de fois. Quand il a sa forme définitive, le gong est plongé dans l’eau froide pour garder au métal sa plasticité tandis qu’on l’accorde. C’est quand il est complètement refroidi que le forgeron commence un travail d’accordeur de précision en martelant les points de percussion à l’intérieur et à l’extérieur. Le son est testé avant re-martelage final. Pour les gongs de qualité supérieure, trois séries distinctes d’accordage peuvent être nécessaires pour obtenir le son voulu. Souvent la sonorité s’améliore en mûrissant sur 20 ou 30 années. Pour finir, on procède au polissage et à la décoration du gong.

En Occident, au 21e siècle, la fabrication des gongs, telle que les pratiquent les sociétés Paiste*, Meinl, Otken et Tone Of Life (que j’ai pu visiter) diffère de la méthode asiatique traditionnelle où l’on verse le métal en fusion dans des moules. Les gongs sont désormais découpés dans des feuilles de métal Nickel Silver, un alliage de cuivre, de zinc et de nickel ; Le métal est spécialement fabriqué dans les laminoirs assurant une structure de cristal métallique étroitement liée et alignée. Les disques sont ensuite coupés à la taille, chauffés et martelés pour leur donner leur forme.

Plusieurs cycles de martelage sont nécessaires pour « accorder » le gong à la fréquence,   tonalité et sonorité souhaitées. Une fois reposé pendant 24 heures, un accord final a lieu par le Gong Master et le gong est ensuite décoré, nettoyé et poli.

Chaque gong devient une œuvre de création individuelle avec une personnalité, et selon certains, un son distinct. Le gong une fois terminé se distingue avant tout par sa taille (en pouces ou en centimètres) et par la fréquence de ses sonorités, mais aussi par le nombre de vagues sonores séparées produites quand il est frappé.

Les gongs de qualité supérieure produisent au moins douze de ces vagues de son distinctes qui vont se répétant.

*Paiste est le fabricant historique de gongs en Europe, à qui l’on doit les tam-tams, les gongs « Symphonique » accordés de bien des orchestres du moins en Europe, les Sound Création Gongs et les gongs Planétaires ; Les gongs Planétaires ont un son caractéristique, avec la note fondamentale accentuée et accordée aux séries harmoniques naturelles basées sur les propriétés orbitales de la Terre, de la Lune, du Soleil et des planètes selon les calculs du physicien Hans Cousto ; La série, comprenant 17 gongs Planétaires

Les gongs sont produits dans leur fabrique à Schacht Audorf en Allemagne du Nord que j’ai eu l’occasion de visiter.

Chaque gong est travaillé à la main ; cependant, contrairement aux gongs chinois, tous les gongs de même modèle sonnent remarquablement pareil, car ils sont comparés à un gong « maître » puis retravaillés jusqu’à y correspondre parfaitement.   

Avec leur aire médiane légèrement rehaussée et leur bord martelé, il s’agit de gongs semblables à la série de Gongs Symphoniques, leur plus ancienne ligne de gongs, la tension nécessaire de la surface est obtenu par plusieurs zones confinées : le bord replié, l’aire du bord fortement martelée, la zone médiane au niveau du premier anneau d’accord à l’endroit où la surface se rehausse, et enfin des cercles concentriques martelés dans la zone médiane.

 

 

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